Le début de l’enseignement


Le dispensaire Hahnemann devient vite un centre extrêmement actif et productif dans le domaine de l’homœopathie.

Il deviendra un centre d’enseignement, publiera sa revue et il accueillera même Jahr (1800-1875) en 1871.
Jahr (ci-contre) était un des plus fidèles élèves de Hahnemann et vivait alors à Paris, quoique de nationalité allemande.
Mais en 1870, la guerre franco-allemande éclate et Jahr doit quitter Paris.
Le dispensaire Hahnemann l’accueille et c’est là qu’il terminera sa vie en 1875, il sera enterré au cimetière de Schaerbeek.

Les premières associations

Plusieurs sociétés se sont créées durant ces 130 années d’existence de l’homœopathie en Belgique. Nous retiendrons la création du « Cercle Homœopathique des Flandres » en 1872 qui prendra le nom de « Société Belge d’Homœopathie » en 1920 dans un souci de réunir tous les homœopathes belges. Cette société deviendra « Royale » lors de son centenaire en 1972.

L’enseignement dans la première moitié du XXième siècle

Les deux guerres mondiales ont évidemment perturbé profondément la vie quotidienne et le fonctionnement des groupements associatifs mais, malgré tout, n’a pas empêché les homœopathes de travailler. Durant cette période, il n’y avait pas d’enseignement organisé mais plutôt des médecins qui enseignaient sur le terrain à leurs confrères désireux d’apprendre. Après la deuxième guerre mondiale, il y eut un renouveau important entre autres au sein de la Société Belge d’Homœopathie et l’enseignement s’est recentré principalement autour de trois maîtres qui enseignaient chez eux l’homœopathie.

Le Dr Caulier qui enseignait l’homœopathie influencée par le célèbre homœopathe français Vannier.

Le Dr Hodiamont qui est encore bien connu maintenant grâce à ses livres, il expliquait les matières médicales à la lumière de la physiologie.

Et enfin le Dr Edouart Schepens qui représentait le courant kentiste uniciste et qui privilégiait l’étude du répertoire de Kent qui, faut-il le rappeler, était encore fort peu connu à cette époque.

La création de l’Ecole Belge d’Homœopathie

Il y eut, à un certain moment, le désir de structurer tout cela et c’est ainsi que la Société Belge d’Homœopathie décide de créer officiellement « L’Ecole Belge d’Homœopathie » en 1953 (emblème à droite).

Cette école sera la seule école de Belgique pendant près de 30 ans et on y enseignera l’homœopathie uniciste avec étude approfondie du répertoire de Kent et des ouvrages de Hahnemann : « L’Organon et Les Maladies Chroniques ». C’est à peu près en même temps (en 1949) que la Société décide de reprendre la publication d’une revue homœopathique qui s’appellera « Revue Belge d’Homœopathie » qui est encore publiée à l’heure actuelle.

La création des autres écoles

Mais dans les années 80, le nombre de médecins s’intéressant à l’homœopathie augmente de façon importante et nous voyons fleurir en Belgique toute une série de nouvelles écoles, l’Ecole Belge restant sous la dépendance de la Société Royale Belge d’Homœopathie.

La création de la Faculté Belge de Médecine Homœpathique

Pour la crédibilité de l’homœopathie et afin de parler d’une seule voix face au monde politique, il devenait impérieux que toutes les écoles se concertent et c’est ainsi qu’une Faculté est créée en 2001.
Cette Faculté est constituée par les présidents de toutes les écoles, elle est représentée par un doyen et est devenue l’interlocuteur officiel de l’enseignement de l’homœopathie en Belgique.
La Faculté est également responsable de la délivrance du diplôme officiel national de médecin homœopathe.